Sonntag, 10. November 2013

Le globisme

Le globisme

Par globisme j’entends tous les efforts entrepris pour assurer le bien-être dans le monde entier. Autrement dit, le globisme est une conception pratique du monde visant à une mondialisation positive. Tous ceux qui se rallient à cette idée sont des « globistes ». En dehors de leur bien-être personnel ils souhaitent assurer le bien-être général dans un monde globalisé, leur devise : « penser globalement, agir localement ».
Globisme est un terme générique puisant ses racines dans beaucoup de cultures. Ce court texte en décrit les aspects les plus importants. Il est possible, voire souhaitable, de diffuser, copier et traduire ce texte du moment que ses sources sont indiquées.

Que signifie « bien-être »?

Toute personne qui dispose de ce dont elle a besoin jouit du bien-être. Bien-être ne veut pas dire richesse ou luxe.

L’objectif

Tous les êtres humains recherchent le bien-être, y travaillent avec zèle, intelligence et imagination – ils veulent éviter qu’il soit dilapidé ou détruit, afin d’en jouir dans des „paradis" terrestres.

Quels sont les moyens employés par le globisme?

Il y a aujourd’hui déjà de vastes régions où les hommes jouissent du bien-être depuis longtemps. Le bien-ëtre n’est donc pas une utopie. Le globisme ne fait qu’utiliser d’une manière générale des principes ayant déjà fait leurs preuves.
Les thèses du globisme sont déjà mises en pratique, mais pas universellement. Elles sont émises par des hommes compétents qui savent faire bouger les choses, des hommes politiques par exemple, des managers, des experts à la retraite, qui peuvent s’exprimer librement sans visées commerciales. Ils mettent leur expériance et leur savoir au service des autres, tandis que la technologie permet de les diffuser.
Les nouvelles règles sont adoptées plus facilement dans des régions limitées – par exemple dans des villes – qui sont peut-être même en train de se créer. Les régions côtières s’y prêtent tout particulièrement. Là ont lieu des échanges avec le monde entier, on peut expérimenter et on a à affronter moins d’obstacles et moins de préjugés. Mais en dehors de ces régions, que ce soit des personnes isolées ou des nations entières, tout le monde peut profiter du savoir existant. Des objectifs limités et des résultats partiels peuvent déjà apporter des améliorations.
Le globisme n’a pas de missionnaires, il ignore la contrainte. Il ne se propage que par l’exemple, le consensus et le libre choix. Son principal instrument est l’internet, sa langue véhiculaire l’anglais, son éthique est une éthique mondiale.
Le globisme s’accorde très bien avec toutes les grandes religions tolérantes de même qu’avec l’athéisme. Le globisme est une conception du monde, mais ni une idéologie ni une religion. Si certaines idées nouvelles s’avèrent meilleures que les anciennes, elles sont les bienvenues, la seule chose qui compte étant le bien-être pour tous.
Le globisme accepte les hommes tels qu’ils sont. Ils ne doivent pas changer fondamentalement. Mais il faut, le cas échéant, modifier les systèmes dans lesquels ils vivent. Autrement dit de nouvelles règles, de nouvelles façons de penser, de nouveaux points de vues ou de nouvelles lois sont peuvent s’avérer nécessaires. Les conditions suivantes n’ont encore jamais existé dans l’histoire de l’humanité et le globisme en profite :
  • Nous sommes très nombreux sur terre. Il ne s’agit pas seulement d’un grand nombre d’êtres humains, mais aussi d’une grande variété de cultures.
  • Il y a de plus en plus de personnes âgées, dotées d’expérience et de succès qui sont en mesure de transmettre leur expérience et leur savoir.
  • Il y a de grandes régions riches où liberté et esprit d’imagination permettent d’expérimenter des choses nouvelles. Les régions peuvent se permettre - sans dommage pour elles-mêmes – de partager leur expérience et elles disposent des moyens financiers nécessaires pour investir.
  • Nous pouvons facilement et à peu de frais échanger nos connaissences.
  • Commerce, marchés, éthique, institutions sont globalisés. Nous nous dirigeons vers une société mondiale.
Quels sont alors les paramètres les plus importants que nous devons respecter? Je veux essayer de les préciser:
1. La population humaine ne doit plus s’accroître comme par le passé. La question du nombre d’enfants est capitale, du moins dans les régions qui ne jouissent pas encore du bien-être. 
2. Nous devons apprendre plus vite. Pour cela nous devons mieux décrire, transmettre, partager et exploiter notre savoir commun. Notre objectif doit être double : protéger les investissements mais aussi faire en sorte que ces investissements servent à l’humanité tout entière. Nous avons besoin de plus de liberté et de zones d’expérimentation pour faire l’essai de nouvelles règles et de nouveaux projets.
3. Il faut que nos modèles économiques soient plus équitables et attractifs pour ceux qui ne vivent pas encore dans le bien-être. Nous devons leur offrir d’autres alternatives que la criminalité.
4. Nous ne devons exclure aucune personne capable d’apporter une contribution au développement du bien-être.
5. Nous encourageons les actions communes mondiales par le biais du commerce et de la coopération, par le tourisme, le sport, les sciences et la culture.
6. Nous ne devons pas gaspiller ou détruire autant de ressources. Toute activité humaine consommant des ressources sans création des biens en contrepartie doit être remise en question.
7. Il faut accorder plus de poids à l’infrastructure. Un juste équilibre entre étatisme et libre marché assure plus de diversité et de stabilité. Il nous faut non seulement assurer les besoins en énergie mais aussi veiller à un meilleur approvisionnement en eau potable.
8. Notre vie est courte. Nous ne devons pas gaspiller notre temps sur terre. Il faut au contraire en tirer le meilleur profit. Dans la vie l’avenir doit jouer un grand rôle.
9. Pour communiquer à travers le monde, nous avons besoin de réseaux de communication fiables, ainsi que de connaissances d’anglais basique.
10. Nos constitutions, nos législations, les pouvoirs législatif et exécutif favorisent la sécurité, la confiance et l’optimisme. Des opérations de contrôle garantissent un fonctionnement peu onéreux.
11. Nous devons apporter plus de joie dans notre vie quotidienne.
12. Il faut que nous créions des raisons d’agir de façon plus humaine, en particulier vis-à-vis des enfants, des personnes âgées et des malades. Nous ne pouvons pas partir du principe que les gens changent fondamentalement, par contre nous pouvons créer des institutions mondiales visant à une éthique mondiale.
Last but not least il faut que nous partions des possibilités dont nous disposons aujourd’hui. Des améliorations nécessaires et mûrement réfléchies suivront petit à petit.

Où le globisme apporte-il de nouvelles idées?

Dans le globisme il n’y a rien de nouveau, mais on y trouve d’autres priorités que les celles qui valent jusqu’à présent. L’important est qu’il engendre une vision positive et donne un seul nom aux multiples mouvements qui s’attaquent aux grands problèmes de l’humanité.
Le point le plus important est peut-être celui du contrôle des naissances, contrôle qui ne joue plus aucun rôle dans les pays riches, parce que le taux de natalité y est déjà réduit. Pour les pays pauvres, une longue période transitoire sera nécessaire jusqu’à ce que le contrôle des naissances soit aisément praticable.
Les globistes partagent avec générosité les biens qui croissent du fait même qu’on les partage, tels que le savoir et la joie. Un changement radical des droits d’auteur s’impose.
L’économie sociale de marché, soit une forme modérée du capitalisme, sert de base. L’Etat dicte les conditions générales pour les acteurs économiques. En ce qui concerne l’infrastructure de base l’Etat en porte la responsabilité directe ou indirecte. Elle n’est pas seulement abandonnée aux lois du marché. Pourtant l’économie sociale de marché devra subir des modifications, par exemple on devra chercher à atteindre les prix les plus bas possibles pour les biens élémentaires afin que tout le monde puisse se les offrir.
Sans la bonne utilisation de notre temps nous ne pourrons pas créer le bien-être général. Une organisation optimale du temps a pour effet qu’à l’avenir les investissements ne seront pas négligés. Cette orientation vers l’avenir part aussi du principe que la planification du temps est réalisable. La bonne gestion des principales ressources assure leur durabilité. Le principe de durabilité évite l’exploitation sauvage de la nature, ce qui va toujours au détriment des futures générations.
Les globistes portent la responsabilité de leurs propres actions et évitent toute forme de gaspillage. Ils s’occupent du recyclage partout où c’est possible. Ce faisant ils évitent aussi les pertes de temps et veillent à ce que les changements se fassent à un rythme optimal. Il faut éviter de consommer inutilement.
Les globistes créent à l’échelle mondiale des produits bon marché, mais ces produits peuvent être aussi utilisés localement et aider les gens à progresser. Google en est un parfait exemple avec ses fonctions de recherche et ses données (p.e. google earth).
Les globistes créent des « paradis » sur terre. Ces paradis sont des endroits limités dans l’espace et dans le temps ; ils offrent aussi beaucoup de sécurité, de liberté et de joie (tout cela peut s’exprimer par exemple par le mouvement, le plaisir, l’acquisition de connaissances et aussi par le divertissement).

Par quels principes le globisme est-il influencé?

Le globisme dépend de beaucoup de facteurs pas toujours évidents. Le grand nombre d’idées existant déjà ne doit pas empêcher d’en ajouter quelques-unes. Des progrès même limités peuvent aussi avoir une influence positive sur le bien-être.
Tout changement comporte des risques. Il faut donc promouvoir la liberté et la flexibilité. La liberté peut être source d’erreurs, c’est la raison pour laquelle les globistes minimisent les risques en appliquant à des environnements nouveaux des règles déjà éprouvées. Ils évitent ainsi les frais inutiles, car les erreurs, qui ont abouti aux nouvelles données, ont déjà été commises par d’autres.
Cependant le savoir à lui seul ne suffit pas. Il doit être soutenu par l’optimisme et orienté vers l’avenir. L’essentiel est de générer la confiance, car les frais provoqués par la méfiance sont trop élevés.
L’instruction joue un rôle primordial pour la création du bien-être. Elle représente un investissement de premier ordre. Il faut éveiller l’esprit critique pour qu’elle ne soit pas sapée par la pensée mythologique. Rationalité (sécularisation) et tolérance religieuse par le biais de la séparation de l’Eglise et de l’Etat (laïcité), aident à créer une cohabitation pacifique dans un monde de plus en plus exempt de frontières.
La démocratie est le meilleur garant de l’égalité des chances, de la promotion des talents et de la perméabilité des couches sociales. Malheureusement l’histoire nous montre que cette garantie ne suffit pas. La démocratie n’est efficace que si ses citoyens sont cultivés et que si les traditions ne font pas obstacle. Le plus grand problème des démocraties est la lenteur des décisions. Aussi devons-nous veiller à ce que les décisions soient prises plus rapidement. De bonnes constitutions le permettent. Aujourd’hui nous disposons d’un catalogue des constitutions à travers le monde et connaissons les avantages et les inconvénients de chaque système.
Outre les richesses minières le libre échange a toujours été une source importante de bien-être. Il est normal que chaque participant ait des avantages et reçoive sa part. Plus ceux qui jouissent du bien-être seront nombreux, plus le bien-être sera sûr. Vouloir limiter les échanges s’est toujours révélé être une erreur à long terme, tandis que peu de régulation s’avère bénéfique. Des transactions rapides, bon marché et sûres facilitent le commerce. Les accords mondiaux facilitent l’échange des marchandises et des idées et, en plus, favorisent la paix.
Celui qui veut réussir à l’avenir, doit poursuivre ses buts avec persévérance, car une bonne idée ne suffit pas. Même avec la meilleure idée ne manqueront pas d’apparaître des difficultés. Persévérance, zèle, efficacité et créativité doivent aller de pair. Evitons les interdictions de travail, elles nuisent au développement. Le bien-être a besoin de gens qui acceptent de prendre des risques. Si les entreprises veulent jouer un rôle positif, elles se doivent de les encourager dans ce sens.
Le bien-être grandit s’il est assuré qu’à long terme tout le monde en profitera. La lutte contre la corruption et la criminalité, ainsi que la protection de la propriété, la possibilité d’obtenir son droit devant des tribunaux indépendants, d’avoir des impôts modérés et corrects aussi que des frontières sûres et défendables, sont des conditions sine qua non. La séparation des pouvoirs (check and balances) empêche la concentration du pouvoir dans trop peu de mains. Les réseaux d’organisations offrent plus de sécurité parce que les risques s’y laissent mieux maîtriser. Il est donc important de les développer et de les protéger.
L’humanisme, tel qu’il est formulé dans l’éthique mondiale, résume de façon courte et intelligible les grandes règles éthiques mondiales pour assurer la paix entre les religions. Distance et respect contribuent plus à la tolérance que le dialogue, qui risque souvent de dégénérer. La protection des enfants, des personnes âgées et des malades doit être pour toute société un devoir allant de soi. C’est ce qui nous distingue du monde animal.
La liberté d’action implique la liberté de la pensée, de la presse, des échanges et le droit de circuler librement.

Le globisme dans la pratique

Les simples principes suivants aident dans des situations difficiles à décider mieux et plus vite. Comme ils ne sont pas exempts de contradictions, il est bon qu’ils soient soumis à un examen critique, afin de déterminer ce qui est juste et indispensable.
La communication et la coopération sont des piliers importants de l’action sociale. Une coopération mondiale est possible.
Il ne faut exclure personne capable de faire progresser le bien-être. Fair-play et responsabilité !
La vérité se trouve au milieu, pas de positions radicales.
Ne pas mettre en danger l’avenir. Penser globalement, agir localement.
Changer et améliorer. Apprendre une vie durant et vite.
Economiser et investir. Respecter les contrats ; développer la confiance.
Transformer autant que nécessaire, aussi peu que possible.
Garantir le savoir pour tous. Reconnaître les possibilités et les mettre en œuvre.
Mieux vaut aller vite que de façon parfaite. Evolution et non révolution. Les petits pas mènent aussi à des changements et ils sont moins destructeurs.
La propreté, l’ordre, l’hygiène et les soins facilitent la vie.
Obtenir de la bonne qualité grâce à de bons outils et un bon management.
Les réseaux d’organisations constituent une base solide. Un accès plus facile à internet est souhaitable.
Avoir du respect pour tout ce qui est étranger. Eviter les conflits. Eviter la précarité juridique. Encourager les normes et les traités internationaux.
Des horloges précises évitent les pertes de temps, cette ressource si précieuse.
Fournir de l’eau potable, denrée alimentaire de première nécessité.
La gestion de l’énergie est une tâche essentielle de la politique.
Des gouvernements « sveltes » couûtent moins au contribuatle.
Soins de la peau, massages. Une heure d’exercice par jour pour entretenir la santé. Le sport favorise les contacts internationaux.
Voyager cultive et contribue au développement du bien-être.
La générosité est source de gloire.
Le zèle, l’intelligence et l’esprit d’initiative engendrent le bien-être ; - la sécurité, la lutte contre le gaspillage ou la destruction des ressources naturelles aident à ce qu’il perdure.

Le globisme n’exerce pas d’influence fondamentale sur

  • Les religions
  • Les droits de l’Homme
  • La sexualité ou les mariages
  • Les fêtes ou les cérémonies
  • La culture
  • L’alimentation
Cette liste peut éventuellement surprendre, mais elle reflète ma profonde conviction que tous les points cités nécessiteraient un changement de mentalité plus radical que cela n’est possible en réalité. Mieux vaut se concentrer sur le développement du bien-être plutôt que chercher à modifier les besoins privés de l’homme.

Les obstacles au bien-être

Sont mentionnés ici les obstacles au bien-être. Nous ne parviendrons jamais à les éradiquer tous, mais ce serait déjà un grand pas en avant si nous pouvions mieux les dominer. Les hommes ont amassé une longue expérience, l’humanité entière a surmonté beaucoup de crises et en a tiré des leçons. Les points suivants donnent pour ainsi dire une ligne d’action en vue d’un développement continu.
Grâce à des mesures préventives il faut chercher à empêcher:
La guerre - avant tout - la guerre civile, l’expatriation, les vagues de réfugiés, l’influence trop grande du pouvoir militaire.
Combattre toute forme d’insécurité, de peur collective, de populisme, de pouvoir incontrôlé, d’analphabétisme, de terrorisme, de criminalité professionnalisée, de structures mafieuses, de corruption, de même que l’inflation, la dépréciation de la monnaie, la perte des biens privés, le chômage, les grèves à répétition, l’insécurité juridique.
Les épidémies, la toximanie et les drogues.
L’isolement, la clôture des frontières, les blocus.
Les conséquences des catastrophes naturelles.

Les dangers potentiels du globisme

Toute forme de développement ou toute conception comporte des dangers, il en est de même pour le globisme, dont la selérose est peut-être le plus grand danger. Là où le bien-être règne, on ne le remet plus en question, de sorte que les conceptions initiales risquent de se vider de leur sens, de ne plus être soumises à la critique ou améliorées jusqu’à devenir inefficaces à long terme.
La jalousie et l’isolement sont d’autres conséquences fréquentes lorsqu’un certain bien-être est atteint. Si on n’entreprend rien contre, cela risque de devenir grave. La meilleure façon de lutter contre la jalousie est de partager le bien-être avec les autres, ainsi que la connaissance et la joie, et pour éviter l’isolement il faut promouvoir les échanges commerciaux, le sport, les contacts et les voyages.

Les symboles du globisme

La boule bleue ou le cercle bleu ont une valeur symbolique évidente. www est associé à dessein au globisme. Pour moi www ne signifie pas seulement « world wide web », mais aussi « plus de bien-être dans le monde» ou « world wide wealth ». En effet, internet a changé le monde et a aidé de façon spectaculaire à la création de bien-être et dans une société globale.

Arrière-plan et motivation

Je voulais écrire un guide simple et bref, facile d’accès au grand public, où seraient exposés les différents moyens de surmonter la pauvreté, tout en évitant d’employer ce terme. Je sais que je n’ai pas de pouvoir, mais je voulais, à la fin de ma vie, essayer d’apporter ma contribution personnelle au développement du bien-être.
Les hommes ne chrchent à réaliser de grandes choses que s’ils croient que leur but est réalisable. Pouvoir formuler ce but, avoir des précurseurs sur un chemin clairement tracé, constitue pour moi un grand encouragement à entreprendre cette tâche.

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